Bilan de l’année 2011 sur le marché français des jeux d’argent en ligne

Après nos vœux pour 2012 souhaités dans ce précédent article, nous allons vous proposer un bilan rétrospectif de l’année 2011 sur les événements qui ont marqué le marché français des jeux d’argent en ligne.
Premièrement, nous allons nous intéresser à l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) dont les actions contre les sites illicites commençaient à porter leurs fruits. Beaucoup continuent quand même à offrir leurs services aux internautes français mais leur succès est de moins en moins important.
Deuxièmement, il faut parler de la concurrence des sites licenciés qui s’intensifie. Les salles virtuelles doivent redoubler d’efforts à la fois pour attirer de nouveaux joueurs mais aussi et surtout pour conserver leurs membres. Ainsi, elles investissent beaucoup d’argent dans des opérations marketing et promotionnelles.
Troisièmement, arrêtons-nous sur les difficultés que rencontrent le secteur des paris sportifs. En effet, sa popularité est de moins en moins grande. Force est de reconnaître que l’effet coupe du monde est déjà loin. Entre janvier et mars 2011, par exemple, les paris sportifs ont enregistré une diminution de 26 %.
Enfin, évoquons la fiscalité jugée trop importante par tous les opérateurs. Ces derniers estiment que le taux d’imposition excessif empêche tout site d’être réellement rentable. Ainsi, plusieurs grands noms de l’industrie ont déjà décidé de quitter le marché français. Même un site de poker en ligne de premier plan tel Winamax n’est pas encore parvenu à atteindre son équilibre financier. Malgré un certain consensus entre les différents rapports, les joueurs et les opérateurs en faveur de la modification de la fiscalité, cette dernière ne sera pas changée. Tel en a décidé la Ministre du Budget, Valérie Pécresse.
Ainsi, le marché français des jeux d’argent en ligne va encore devoir continuer avec les contraintes qui sont les siennes jusqu’à nouvel ordre. L’année 2012 qui commence, avec les élections présidentielles, pourrait néanmoins voir quelques modifications de la loi poindre.
